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FIN DE PARTIE : CHANTIER MMS DE HIVA OA. 1er-17 avril 2021

 

Ce n'est pas une blague, le 1er avril nous sortons Téthys de l'eau.


Curieusement il pleut. Cela n'a pas du arriver depuis des mois, pas de chance pour nous, le chantier Maintenance Marquises Services est tout boueux, en un rien de temps le pont devient tout crasseux.

De toute façon, même quand il ne pleut pas le chantier est sale, définitivement un des plus sale qu'on ait connu et on commence à avoir de l'expérience...
On retrouve Karacool rencontré en décembre à Fakarava; il devait être remis à l'eau mi-mars...
Les bureaux et magasin du chantier MMS

c'est aussi le seul chantier où la manutention est si mal faite qu'on se retrouve avec 2 trous dans la nacelle suite au transport du bateau, grrrrrr



Notre place est au fond juste à coté du hangar à outils
Un soleil radieux fait rapidement place à la pluie et ne nous quitte plus  pendant 15 jours.
Comme le chantier se trouve abrité de tous les vents, on peut carrément dire qu'on cuit sur place. Dans le bateau il fait 37° dans la journée, 30° la nuit. Nous sommes vite exténués, voire anéantis chaque soir et pourtant on tâche de tenir le rythme car comme d'habitude on a une liste longue comme le bras de travaux à faire, liste qui s'allonge presque tous les jours malgré le travail abattu quotidiennement.

Le chantier MMS est plein comme un œuf. Tous les voiliers arrivés en décembre et qui devaient repartir à l'eau en mars sont encore là puisque leur équipage ne peut venir les chercher. Mais entre temps Vincent le patron a promis une place à différents voiliers comme Téthys, en exigeant le versement d'arrhes très conséquentes, il est du coup engagé et doit nous héberger, ça donne un peu n'importe quoi, nous sommes les uns sur les autres.


Namasté et son cachalot peint sur la coque
A coté de nous se trouve Namasté, un voilier en alu que son skipper a décidé de poncer entièrement. 10 JOURS, pendant 10 longues journées nous recevons de la poussière d'alu, Téthys est gris, à l'extérieur comme à l'intérieur, on en respire , on en mange, c'est insupportable. Pour un coup on regrette la NZ où il est obligatoire d'adapter un aspirateur sur sa ponceuse pour éviter de faire de la poussière.


Notre étrave touche presque Filaos
Devant nous, presque collé à la proue de Téthys, Vincent a installé Filaos.
Pauvre catamaran :  en provenance de Panama, il a heurté il y a quelques jours, à 400 milles d'ici, un OFNI (objet flottant non identifié). Résultat, un trou béant à l'avant de son flotteur tribord, un plus petit à bâbord.
flotteur tribord vu de l'extérieur
flotteur tribord vu de l'intérieur
 Pour réparer, il faut poncer. Cette fois c'est de la poussière marron qui s'abat sur le pont ...
Nous aussi, on fait de la poussière..de cuivre c'est plus joli

Le hangar à matériel


Vu de mon flotteur, le bâtiment et sa terrasse
Sous "ma fenêtre", les 4 employés déjeunent tous les jours dans la chaleur et la poussière

Quand on en a marre de trimer on s'occupe des chats et de la chienne du chantier que Vincent et sa femme Maria laissent moitié crever de faim.

"Sac à puces", la chienne de garde (?) se plait à l'abri de Téthys
Les 2 chats du chantier sont venus à bord dès la première nuit

Pour se faire accepter la petite chatte a proposé d'aider à la bricole

Elle a montré qu'elle pouvait aussi barrer

Et même participer au ménage

Donc voilà, elle fait partie de l'équipage, mais à terre seulement

Un producteur bio vient vendre ses produits sur place.
Outre des fruits tropicaux rigolos,
Connaissez vous le rollinia ?
il propose du pain délicieux,  des gâteaux et surtout des glaces maison à se rouler par terre. Ce sont plutôt des sorbets : Corossol -noix de coco-citron, mangue-corossol, papaye-citron.... Au moins on mange bien.

On a vraiment hâte de rentrer maintenant, de vous retrouver tous et de renouer avec la "vraie" ? vie. En vérité on ne sait plus trop où en est, parfois on a l'impression qu'on va se jeter dans la gueule du loup, qu'on se dirige tout droit vers l'abattoir...Reste encore l'épreuve du voyage : départ le 18 avril à 11 heures, arrivée Brest le 20 à 10 heures...  FIN DU VOYAGE.

 




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