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GREAT BARRIER ISLAND, manuka et kanuka

 
arrivée sur Great Barrier Island

Cette grande île (3 fois Belle île en mer), au nord est de la presque 'île de Coromandel est le grand terrain de jeu des plaisanciers d'Auckland et mérite amplement sa bonne réputation.
Tout de suite on s'y plait

  petites baies en anses partout

Très indentée sur toutes ses côtes, en particulier à l'ouest, elle offre une multitude de baies, anses, criques et jolis paysages qui méritent au moins un mois de séjour.
C'est dire que nous y passons une semaine chargée avec balades , plongées (pour Yves seulement) et visite chez quelques autochtones ...
Nous passons beaucoup de temps dans une rade immense, Port Fitzroy,  très découpée. Même en changeant de baie tous les jours nous n'en visitons qu'une partie
En plus nous avons une chance inouïe avec le temps, il n'a pas plu depuis le 20 décembre, du jamais vu ici.
C'est beau partout

Des cormorans pêchent autour du bateau


Des mouillages partout dans les méandres de Port Fitzroy

Du coup tous les chemins sont secs et praticables, les cours d'eau sont très minces mais on a plaisir à se promener dans les forêts de manukas et de Kanukas . De loin il ressemble à de hautes bruyères, de près, plus du tout. Seule la différence de taille de leurs minuscules feuilles permet de savoir si on a affaire à un Manuka ou un Kanuka. L'odeur de ce dernier, si on renifle bien parait plus soutenue...




Mouillage de rêve

mouillage pas mal non plus
Petite balade en annexe dans le fond d'une baie

Petite balade en annexe dans le fond d'une baie


On marche beaucoup ...et on ne fait pas semblant
Forêt de manukas et kanuka

On rencontre de grosses araignées
Et des cocons de chenilles processionnaires

C'est un certain Sven qui nous enseigne comment différencier les deux essences.
Autrefois agriculteur, il vit maintenant en produisant une l'huile essentielle à partir du kanuka uniquement car c'est la meilleure, forcément c'est celle qu'il vend.
Sven

Sven et son alambic
Alambic sans Sven

La boutique

Nous "visitons" son alambic et sa boutique, complètement perdue au fond d'une crique.  
 Nous tombons dessus par hasard au détour d'un sentier, en endroit improbable où Sven et sa famille vivent en quasi autarcie.








 C'est la règle ici, il n'y a pas de réseau électrique ni d'adduction d'eau publics. Les 700 habitants de Great Barrier doivent se débrouiller en pompant l'eau des sources et en installant éoliennes et panneaux solaires. En hiver chacun se chauffe au bois grâce à l'abondance des forêts, mais il faut le couper soi-même.



Sven vend
Et on achète









maison de Sven

maison au bord de l'eau avec ponton privé (assez commun ici)

 Les déplacements se font plutôt en quad,  nous ne croisons qu'une seule voiture, mais il y en a sûrement un peu plus car il y a un loueur de véhicules au village même de Fitzroy. 

Village est un grand mot. Il y a un quai avec une pompe à carburants, une cabane à souvenirs, la cabane du loueur de voiture et une petite "supérette" que les plaisanciers prennent d'assaut.


"le port" de Fitzroy


 De Fitzroy partent de nombreux chemins de randonnée dont l'un mène au point culminant, le Mont Hobson, 627 mètres. Nous l'empruntons, mais pas pour aller au sommet, il faut compter 8 heures aller retour, vu qu'on démarre à 14 heures ça fait un peu juste... Non, l'idée est de voir un "barrage à kauris"
ça commence toujours par un lavage de pieds

le couvert des fougères arborescentes

Ah ! ici aussi les kauris ont failli disparaitre, dès le 18ème siècle pour la construction navale et ensuite jusqu'au 20ème siècle pour toute sorte d'usage.  Ces arbres gigantesques poussant dans les hauteurs, un petit malin a trouvé une astuce pour les transporter jusqu'à la mer:
On installe un barrage sur un torrent pour créer une retenue d'eau. Dans cette retenue d'eau on achemine les troncs d'arbres et quand elle est pleine de troncs, ont détruit le barrage à l'aide d'un moyen astucieux qui en sape les fondements et les dizaines de troncs dévalent le torrent dans un fracas épouvantable qui résonne au loin dans l'île en faisant trembler la terre. Il parait que c'était effrayant, ce qu'on veut bien croire.
Un seul de ces barrages plus ou moins restauré reste visible, cela nous intéresse.
Nous voila partis sur un beau chemin aménagé sous le couvert des fougères arborescentes,
Chemin aménagé


pont suspendu
 on traverse des cours d'eau plus ou moins à sec sur des pont de bois, des pont suspendus, etc... Puis on arrive à une intersection et comme on n'a pas de plan, on se trompe de chemin.  ça monte, ça monte, des marches et des marches, ça dure, ça dure et finalement on voit 2 troncs d'arbres barrant un torrent en amont d'une chute, avec quand même une pancarte et un dessein explicatif de ce que à quoi ça ressemblait. 
Bof, on est un peu déçus, le mont Hobson n'est plus qu'à 1h45 de marche, pour un peu on irait presque...











Encore un pont suspendu

Des marches, des marches, encore des marches
Le mont Hobson n'est plus très loin

Le mont Hobson

C'est une fois en bas au bord de l'eau qu'on s'aperçoit qu'on n'a pas vu le bon barrage... faudrait retourner, mais là non, on abdique, on marche depuis plus de 4 heures, on commence à en avoir plein les pattes,  rempiler pour plusieurs heures nous semble  impossible. Tant pis on se contentera des dessins https://www.thebarrier.co.nz/History/kauridam.htm

Les troncs de kauris qui dévalaient la montagne

En général on alterne une journée de balade à pied avec un jour de navigation comprenant une séance de natation pour les amateurs ou de plongée pour Yves.

Yves part toujours avec son appareil photo et un filet à provision dans l'espoir de rencontrer des langoustes et des coquilles...
Pour l'instant les résultats ne sont pas à la hauteur de nos espérances.
0 langouste et 14 coquilles St Jacques ramassées par 30 mètres de fond, aux profondeurs moindres il n'y en a plus...
Quant aux fonds sous marins, ils ressemblent diablement à ceux de Bretagne, l'eau est à 19°, certes un peu plus chaude que chez nous, mais malheureusement pas plus claire. Je dois préciser qu'en surface, là où on nage la température oscille entre 20 et 22° (à marée haute près des plages).
Suite au prochain numéro pour les photos sous marines et autres...

En attendant quelques scènes de la vie courante :
photographe animalier

Résultat l une photo de cigale

Départ pour la plongée....

Résultat : 14 coquilles St Jacques
En attendant le dîner...


Bientôt le dîner....
embarquement des toxiques
A la barre...


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