Accéder au contenu principal

3066 km plus tard...





Du 12 au 26 février, à bord d'un camping car, nous avons découvert une partie de l'île sud, voici notre itinéraire en images et quelques commentaires.

En bleu, notre périple....

on est armés pour tout voir et tout faire...

Nous partons de Christchurch sur la côte est, pratiquement à mi chemin entre le nord et le sud de Southland.
On commence par traverser le Parc national d'Arthur Pass : 





un étroit défilé dans la montagne, en route pour la côte ouest. C'est aussi notre première expérience de camping sauvage, une pratique difficile en NZ. On ne peut stationner le long des routes,  si on trouve un endroit désert, il doit être à plus de 20 mètres d'une route, 20 mètres d'une rivière et au moins 20 mètres de toute habitation, mais nous devons rester invisibles de toute façon...C'est ainsi que nous avons passés quelques nuits dans de vieilles carrières abandonnées et d'autres lieus improbables du même type. Nous n'avons pu échapper à 3 nuits dans des camps de camping, pour 75 dollars, avec comme seul confort des toilettes et 2 fois de l'eau courante..
Bref donc nous faisons route vers l'ouest pour arriver à Hokitika, sur la cote ouest où nous avons le plaisir de faire une marche sur la canopée...
Des espèces de pont suspendus au dessus des arbres permettent de découvrir la forêt humide du dessus, un beau spectacle intéressant,  surtout quand le  soleil fait scintiller les gouttes d'eau sur les frondaisons.  




Ensuite sur 100 km environ on longe la côte ouest , moche, rectiligne,  plate,  bordée d'une "plage" de galets.  On se réjouit quand la route oblique à l'ouest et mène vers les montagnes. 






Très vite nous apercevons le glacier Frantz Joseph, le premier sur notre liste de randonnées...
ça commence par une longue marche sur la moraine

là ou "coulait" le glacier autrefois

maintenant on le voit de loin



Juste à coté se trouve le glacier Fox, également très beau et que l'on rejoint à travers une belle forêt

Préparation de la randonnée

Presque tous les sitestouristiques  sont interdits de survol en drone en particulier à cause de la noria d'hélicoptères qui transportent les touristes dans les airs....
un ranger bien sympathique

Le glacier Fox
Lac Wanaka

Wanaka

Les Kiwis ont tout prévu pour les randonneurs qui marchent à travers champs

Nous continuons la route vers le sud, longeons le long et magnifique lac Wanaka jusqu'à la ville du même nom, très touristique. Une belle marche nous mène dans les hauteurs dont on peut admirer le lac et les montagnes alentours.
Une de nos déceptions dans ce voyage est que la faune "vraiment sauvage" est bien rare, extrêmement difficile à observer, voir impossible en dehors des parcs.  Ainsi à Wanaka  on peut voir des oiseaux en volière comme le Kaka  
(Nestor superbe en Français) perroquet endémique et menacé d'extinction.Le Kéa son cousin (Nestor tout court) est plus facile à observer,

Kéa

mais dans la nature on voit surtout des canards comme le tadorne de paradis


Notre prochaine étape, un des "clous" de notre voyage doit être le fameux "Milford Sound", un fjord renommé, à la clarté des eaux étonnante, entourée de montagnes vertigineuses, un must quoi. Pas de chance la route est fermée... On persiste quand même sur la route panoramique qui y mène; cela nous conduit à la forêt primaire de Cascade Creek
dans laquelle on peut se promener en s'attendant à voir apparaitre un tyrannosaure derrière chaque arbre .

Silence absolu, tous les bruits semblent captés par les mousses épaisses qui recouvrent tous les arbres. Pas de tyrannosaure aujourd'hui mais de jolis petits tomtits aussi appelés toitoi qui nous tournent autour, endémiques eux aussi.

Un peu dépités on fait demi tour et repartons toujours plein sud vers Te Anau,

 bon la route est vraiment belle, on ne va pas bouder notre plaisir, mais tout de même on rumine notre déception quand tout à coup on tombe sur quelques milliers (parmi les 17 millions vivant en NZ) de moutons tout courant dans un champ immense, rassemblés par 3 chiens et un "rhino" (foin des beaux cavaliers d'antan).  Le spectacle est passionnant.


N'écoutant que notre curiosité on se dirige vers la ferme où sont entassés les pauvres bêtes.
Une bande de jeunes nous accueille : une équipe de tondeurs itinérants qui vont commencer leur travail d'un instant à l'autre. Nous avons l'accord de les filmer et les photographier.  En fait ce n'est pas une "vraie" tonte, celle ci viendra dans quelques jours. En attendant on leur enlève toute la laine souillée par les excréments. Et on ne regrette pas d'être venus.



Nous voici passionnés par les moutons,  a tel point que dans un patelin du sud on s'arrête dans un marché aux bestiaux, pour un peu on en achetait 100 d'un coup parceque ça se vend par lot



Mais on y est pas encore,  en route vers le sud nous traversons le village de Manapouri pour nous rendre au bord du lac Hauroko, un endroit vraiment magnifique où nous attend une superbe mais difficile randonnée dans la forêt humide
Très beau sentier

Pas toujours facile


Et puis ça y est, on déboule sur la côte sud :
Première étape le petit port de Riverton où l'on découvre que les Kiwis mangent les oursins.



On s'aperçoit aussi, mais sans surprise, qu'il mange de la viande....

Deuxième étape, Curio Bay qui recèle une forêt pétrifiée de 180 millions d'années (environ), étonnante par son étendue

On devine réellement les veinures du bois

on ne peut visiter qu'à marée basse car elle se trouve en bordure de mer.
Enfin cap au sud ouest vers les Catlins. On s'arrête d'abord à la pointe Waipapa

pour photographier son joli petit phare et miracle on voit UN animal sauvage en vrai dans la nature :

une otarie à fourrure se prélasse sur la plage au milieu de grandes kelps échouées sur le sable. 25 personnes se pressent pour la photographier et elle continue à dormir, à se demander si elle n'est pas apprivoisée, amenée là par l'office de tourisme.
On fait une belle balade sur la plage à la découverte des kelps


Dernière étape sur la cote sud, la pointe de Nugget,   
excellent point de vue sur la cote et d'où l'on voit, d'après les dépliants touristiques,  une colonie d'otaries et des dauphins d'Hector qui croisent au large. Bein nous, on n'a rien vu, que les vagues. Mais c'était beau.


 Et hop, cap au nord, on remonte l'Otago vers la péninsule de Taiaro où se trouvent la seule colonie d'Albatros royaux vivant sur un continent. (les autres vivent sur des îles sub-antartiques).
On est un peu frustrés, l'accès à la colonie est barricadé, il faut payer pour voir un film où on les voit bien, ensuite on rentre dans une cage de verre qui nous permet de les observer, là bas sur les falaises ou là haut loin dans le ciel, bref on ne voit pas grand chose...

Même genre de quasi arnaque, un peu plus au nord à Oamaru où il est dit qu'on peut voir des manchots à œil jaune ou manchots antipodes. Mais c'est la nuit et ça coûte, alors on abandonne et on se console avec une colonie de cormorans qui a investi un vieux ponton, et quelques otaries qui se reposent sur une falaise.



Avant de regagner Christchurch, nous voulons renouer avec les montagnes.
Une nouvelle fois nous traversons (quasiment) l'île du sud, d'ouest en est pour admirer le Mont Cook, ou Aoraki, le point culminant de NZ, 3724 mètres.
Prêts pour la balade
Il est si beau que nous irons le voir 2 fois. Une fois dans la brume  et les nuages, une autre fois sous un soleil éclatant, et toujours médusés par sa majesté.
En route


On doit traverser 3 ravins sur ce genre de pont


Dans la brume
Sous le soleil


Au retour nous longeons une seconde fois avec plaisir le grand lac Pukaki,


nous cotisons volontiers pour améliorer le sort de deux petites Françaises en vacances...

Plus loin le lac Tekapo n'est pas en reste question couleur de l'eau...


Nous terminons notre périple par deux jours dans la Péninsule des Banks où se trouve la fameuse ville d'Akaroa et sa "french touch". C'est ici en effet qu'à la fin du 18ème siècle des colons français se sont installés, mais virés en 1840 quand la NZ est devenue anglaise.
Il reste cependant quelques noms français, de rues et de personnes que les Kiwis cultivent parce que ça attirent les touristes, en particulier les Australiens qui affluent  ici par paquebots....


Et puis nous avons repris l'avion à Christchurch et retrouvé Téthys dans la petite marina de Riverside à Whangarei

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

FIN DE PARTIE : CHANTIER MMS DE HIVA OA. 1er-17 avril 2021

  Ce n'est pas une blague, le 1er avril nous sortons Téthys de l'eau. Curieusement il pleut. Cela n'a pas du arriver depuis des mois, pas de chance pour nous, le chantier Maintenance Marquises Services est tout boueux, en un rien de temps le pont devient tout crasseux. De toute façon, même quand il ne pleut pas le chantier est sale, définitivement un des plus sale qu'on ait connu et on commence à avoir de l'expérience... On retrouve Karacool rencontré en décembre à Fakarava; il devait être remis à l'eau mi-mars.. . Les bureaux et magasin du chantier MMS c'est aussi le seul chantier où la manutention est si mal faite qu'on se retrouve avec 2 trous dans la nacelle suite au transport du bateau, grrrrrr Notre place est au fond juste à coté du hangar à outils Un soleil radieux fait rapidement place à la pluie et ne nous quitte plus    pendant 15 jours. Comme le chantier se trouve abrité de tous les vents, on peut carrément dire qu'on cuit sur place. Dan...

RETOUR VERS LE FUTUR

Tethys à RiverSide Drive marina, Whangarei Exactement 1 mois jour pour jour après notre arrivée à l'île de Mercury, le samedi 25 avril,   nous larguons les amarres et faisons route vers Whangarei. 78 milles nous séparent de l'embouchure de la rivière Hatea ; nous les parcourons en 10 heures, avec un vent portant soutenu et sous un magnifique soleil. On vient donc mouiller en soirée dans la baie de Calliope, à l'entrée de la rivière Hatea qui mène à Whangarei. Fini la tranquillité : une bonne dizaine de voiliers se partagent la partie la mieux abritée de la baie. On retrouve un trimaran hollandais croisé à maintes reprises et que nous avions rencontré pour la première fois au chantier Norsand en décembre dernier et bien d'autres encore. On s'installe quand même pour la nuit. Le lendemain matin les Hollandais nous haranguent depuis leur trimaran : "cette nuit vous avez failli nous aborder, votre bateau est mouillé trop près du nôtre. On a vous ...

Quand la scoumoune s'en mêle........ 04 - 15 novembre 2020

  Balancés par le fort clapot, sous la pluie battante et le vent en rafales nous fêtons nos 48 ans de mariage.   Pour l'occasion nous ouvrons une bouteille de rhum blanc agricole martiniquais acheté en Nouvelle Calédonie et faisons des libations en l'honneur de notre Douce France Tropico-coloniale. L'idéal serait de terminer la bouteille à la Réunion, mais je pense qu'on va s'abstenir d'aller là-bas. D'ailleurs on va peut être la finir la maintenant tout de suite, pour oublier... non pas nos longues années de vie commune, au contraire, mais cette étrange léthargie qui paralyse les navigateurs et nous rend tous totalement désabusés.         Sur le platier, les requins nagent dans si peu d'eau que leur nageoire dorsale dépasse A la question rituelle, posée à chaque nouveau voilier qui jette l'ancre à proximité de Téthys "alors, vous allez où ensuite ?" on obtient la même réponse de l'équipage dépité. "On ne sait pa...