Accéder au contenu principal

PORT DU PARURU VAHA

 

Pendant les quelques jours que nous passons à Papeete, comme vous, nous devons porter notre Paruru Vaha (masque) dès que nous allons à terre.

Les changements des haubans et de l'étai se font en 2 jours à peine comme prévu, Jonathann et son assistant se montrent efficaces.


De plus Yves surveille et participe .
On eu la surprise de voir qu'un toron de l'étai avait cédé également. Il était donc grand temps de faire quelque chose.
Nous prolongeons notre séjour à proximité de la marina de Taina, histoire de profiter de quelques services comme les douches et le Wifi gratuit.

Pendant une journée Yves fait de la couture sur le génois qui lui aussi a souffert pendant la traversée.

Jules continue à étudier le Japonais et apprend des phrases très utiles genre "je n'aime pas les monstres"...

Ensuite cap sur Taravao une nouvelle fois ; j'ai rendez vous chez le dentiste et Jules chez le médecin.

Jules a trouvé un embarquement sur un Oceanis 425 qui doit quitter les Marquises le 15 octobre pour rallier en direct Panama.

Avec 40 jours de mer minimum au programme Jules veut se garantir contre le mal de mer et a décidé de porter des patchs pour l'occasion. Il lui faut une ordonnance pour les obtenir, d'où son passage chez le médecin.

Nous sommes prêts à quitter Tahiti, sauf que nous avons une bouteille de gaz à faire remplir. Il faut juste une semaine de délai pour que l'opération se fasse...

Alors, après avoir déposé notre bouteille dans une station service, nous faisons route vers Tahiti Iti, histoire d'explorer davantage ce bijou naturel.

Et puis là au moins nous sommes loin des villes où prolifère le virus, même s'il faut toujours porter son masque, on se sent mieux par ici.

Première étape à Teahupoo dont on apprécie de plus en plus le mouillage.

Juste avant d'arriver à la passe nous croisons une baleine qui jaillit à quelques centaines de mètres derrière Téthys dans le soleil couchant, quel spectacle !

Malgré sa renommée internationale Teahupoo est un village avec seulement une épicerie, une mairie annexe et beaucoup de pensions de famille.

On a la surprise tout de même d'y trouver une "marina" où s'abritent 4 voiliers.


Il n'y a pas que le sol qui glisse

La douce torpeur qui règne ici risque d'être perturbée en 2024, lors des jeux olympiques.
Ce petit garçon ne voulait pas quitter Yves, il a beaucoup pleuré quand nous nous sommes séparés

Puisque c'est la France qui organise et que le surf est maintenant un sport olympique, Teahupoo a été choisit comme lieu de compétition.


Alors bien sûr de grands projets sont en gestation au grand dam des habitants qui tiennent à leur tranquillité.

Sur la côte à l'emplacement à partir duquel on peut observer LA vague, se dresse maintenant une sculpture devant laquelle tous les touristes viennent se faire photographier.


Une jeune surfeuse demande à Jules de la prendre en photo devant l'œuvre d'art ; on discute un peu et je pose ma question "connais tu le site Web  Lost in the swell"

"Oh oui répond-elle, je suis fan depuis toujours ; et leur dernière expédition en Patagonie, terrible, les moustiques, tout ça... elle ne tarit pas"

Et comme je lui explique qui on est "oh, j'aimerais tellement une photo dédicacée de Ronan !"...

A la place je lui propose de se faire prendre en photo avec Yves et moi, la pauvre n'ose refuser... ça nous fait bien rigoler.

Beaucoup de petites rivières traversent le village, dans chacune on peut voir de belles anguilles aux yeux bleus
pas facile de photographier les anguilles


Mousse espagnole, la région est fort humide

Tous les jardins sont très fleuris




A partir de Teahupoo nous faisons pratiquement le tour de Tahiti Iti jusqu'à Tautira où la route reprend.

 Les conditions de navigation ne sont pas toujours clémentes,


on est assuré d'avoir le vent de face pendant un moment.

une rafale pendant le déjeuner.....



Les zones de mouillages aussi ne foisonnent pas, le lagon étant ou trop profond ou trop venté, carrément inexistant ou avec des zones de "rahui" (réserve) dans lesquelles on ne peut s'arrêter.

Étrangement nous sommes le seul voilier à nous balader dans les parages, pourtant la côte très sauvage,

somptueuse,

verdoyante

avec d'innombrables cascades dévalant les parois vaut vraiment le détour et au village de Tautira, la baie de Cook à l'embouchure de la rivière Vaitepiha offre un excellent abri.




Arrivée sur Tautira

Nous passons quelques heures dans cette bourgade bien tranquille.

La baie de Cook

Le long de la rivière Vaitepiha, les enfants se jettent dans l'eau depuis les grands arbres

Un petit tour dans Le magasin nous permet de découvrir des pots de mayonnaise gigantesques,


et quelques informations divertissantes.
Faudrait voir à ne pas entraver le commerce


Tautira a reçu la visite d'un Franciscain basque espagnol, Domingo de Bonechea dès 1774.


La communauté catholique a survécu tant bien que mal à l'hégémonie protestante. En témoigne l'église de Notre Dame de la Paix

dont la statue en bois sur le parvis n'est pas sans nous rappeler toutes celles présentes dans le très catholique archipel des Marquises.

Une fois de plus nous revenons à Taravao, cette fois c'est pour faire retailler notre grand voile que nous n'arrivons plus à étarquer correctement, elle godaille, conséquence sans doute de notre traversée depuis la Nouvelle Zélande...

Après cela nous espérons enfin quitter Tahiti rapidement avant qu'un confinement ne soit déclaré...

Bonne rentrée à tous

Et un petit coucher de soleil....pour dire au revoir


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

FIN DE PARTIE : CHANTIER MMS DE HIVA OA. 1er-17 avril 2021

  Ce n'est pas une blague, le 1er avril nous sortons Téthys de l'eau. Curieusement il pleut. Cela n'a pas du arriver depuis des mois, pas de chance pour nous, le chantier Maintenance Marquises Services est tout boueux, en un rien de temps le pont devient tout crasseux. De toute façon, même quand il ne pleut pas le chantier est sale, définitivement un des plus sale qu'on ait connu et on commence à avoir de l'expérience... On retrouve Karacool rencontré en décembre à Fakarava; il devait être remis à l'eau mi-mars.. . Les bureaux et magasin du chantier MMS c'est aussi le seul chantier où la manutention est si mal faite qu'on se retrouve avec 2 trous dans la nacelle suite au transport du bateau, grrrrrr Notre place est au fond juste à coté du hangar à outils Un soleil radieux fait rapidement place à la pluie et ne nous quitte plus    pendant 15 jours. Comme le chantier se trouve abrité de tous les vents, on peut carrément dire qu'on cuit sur place. Dan...

FAKARAVA - 25-30 JANVIER

  Autant vous dire qu'ici, notre occupation c'est la plongée. Tout de même on commence notre séjour pour un arrêt lessive et ravitaillement dans le village de Rotoava. Ici on peut acheter quelques fruits et légumes frais, du fromage, des œufs, du chocolat, c'est la fête. Puis on se dirige vers la passe sud, la fameuse passe Tumakohau   où Ballesta a joué avec les requins. Seulement 3 voiliers se balancent au mouillage,   au lieu d'une bonne dizaine habituellement ;   un des 2 clubs de plongée est fermé. Sans le va et vient des annexes et des gros pneumatiques remplis de plongeurs un calme inhabituel règne autour de la passe.   Dès que nous avons amarré Téthys à l'un des corps-morts, j'embarque Monique, Pierre et Yves avec tout leur matériel dans l'annexe. Dans notre empressement on oublie une palme, Yves reste quand même une heure sous l'eau dans le courant.... Yves à l'œuvre  Priacanthe Il est 11h30, le courant entre dans la passe depuis une heure...

MAKATEA et APATAKI 19-23 janvier 2021

  Cote est de Makatea En septembre dernier j'ai déjà beaucoup décrit Makatea, cet atoll soulevé, unique en Polynésie française et que nous aimons beaucoup. Non seulement la plongée y est belle, mais l'intérieur de l'île, très vert et fertile plus son passé chargé d'histoire la rendent incontournable. poissons papillons pyramides Après nous être amarrés sur une des 3 bouées installées devant la petite darse, seul endroit on l'on peut débarquer, nous nous jetons tous à l'eau car il fait une chaleur torride et nous avons cuit pendant la traversée. poisson faucon tacheté poisson harpe poisson chèvre Le tombant sous marin nous émerveille toujours autant mais pourtant l'humeur reste morose car devinez quoi ? Notre dessalinisateur Spectra débloque à nouveau. Yves craque, il n'a plus d'idée quant à l'origine des pannes. labre à bandes rouilles (rare en Polynésie baliste à queue rose acanthaster à coté du corail qu'elle mange le lendemain de no...