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TIKEHAU 11-18 JANVIER 2021

 

Quatre jours après leur arrivée, tous les touristes se rendant en Polynésie doivent procéder à un "auto-test" Covid et porter leur prélèvement dans l'infirmerie de leur choix.

Dimanche  10 janvier nous décidons d'aller dans celle de Tuhérahéra,


le village principal de Tikehau, un atoll à l'ouest de Rangiroa.  En une matinée nous arrivons là-bas.  Nous essayons de caser Téthys dans l'espèce de petit port du village, mais il n'y a aucune place. Le vent se lève, des rafales de plus de 22 nœuds soulève un clapot d'un mètre, il n'y a aucun abri, mais nous jetons l'ancre tout de même devant une plage à proximité du village et tout l'après midi et toute la nuit nous sommes secoués comme des pruniers sous une pluie battante...
Rare souvenir du village de Tikehau, une belle déchetterie

Le lendemain matin, bravant la tempête Yves, AMP (Annette, Monique Pierre) partent en pneumatique pour un voyage assez périlleux dont ils reviennent trempés comme des soupes mais enfin libres de circuler en Polynésie à leur guise.

une visiteà l'unique magasin

Ausitôt nous larguons les amarres et partons nous mettre à l'abri au nord pour retrouver Valérie et Louis Michel connus en Nouvelles Zélande et leurs amis Agnès et Claude que nous avons déjà rencontrés ici en septembre.

De gauche à droite ; Claude, moi-je, Valérie, Annette

De droite à gauche : Louis-Michel, Agnès, Pierre, Olivier fils de Claude et Monique

Louis Michel s'astreint à créer un potager sur un motu qu'on a prêté à Claude.


En deux mois il a réussi à faire pousser tomates, poivrons, melons, pastèques et courges .

Bien sûr pour l'instant il n'y a que les feuilles et les fleurs mais il ne désespère pas de récolter ses premiers fruits et légumes au mois de mai...

Sur les indications de Claude nous partons au nord de l'atoll pour chercher dans la "jungle" les restes d'un vieux village abandonné.


Il faut toute l'insistance de Yves pour retrouver dans la forêt quelques pans de mur mangés par la végétation. 
Escalier de l'église (totalement détruite)
Dans le sous bois des nuées de moustiques
nous prennent pour cible, on bat en retraite rapidement et on se replie vite fait à bord pour partir visiter une nouvelle fois l'île aux oiseaux, le motu Puarua au milieu du lagon.


La végétation reprend ses droits

En septembre nous y avions observé des centaines de noddis en train de couver dans les arbres.  Cette fois beaucoup de sternes blanches 

Gigis alba ou sterne blanche
couvent encore, les fous à pattes rouges paraissent plus nombreux et quelques frégates que nous n'avions pas vu l'année dernière survolent le petit îlot.

Frégate

Fou à pattes rouges

Couple de sternes
les sternes ne font pas de nid et déposent leurs œufs sur une branche

La mère caresse l'œuf du bout de sont bec

Elle s'installe sur l'œuf avec beaucoup de précaution

Et voilà, l'œuf est bien protégé

Dans quelque temps un petit poussin naîtra et devra se maintenir en équilibre sur sa branche...

Nous découvrons aussi du corail rose qui pousse en cercle, toujours aussi photogénique.



Enfin le jeudi 14 janvier le vent baisse d'intensité, nous pouvons aller nous installer dans le mouillage à proximité de la passe pour y plonger. Quatre monocoques y sont déjà installés, mais il y a de la place pour tout le monde.

En fait vers 13 heures on commence gentiment par une balade en apnée en dérivant tous les cinq dans le courant.   Environ 5 minutes après notre mise à l'eau nous croisons un magnifique requin tigre de 2.50 mètres au moins.

Le requin tigre
Il n'a même pas un regard pour nous et continue son chemin, mais tout de même ça nous fait un choc. Dans notre guide des poissons de Tahiti, nous pouvons lire : Le requin tigre est d'autant plus dangereux pour les plongeurs et les nageurs que sa nage lente et assurée ne laisse nullement présager d'une éventuelle attaque.
Carangues rayées

Mais nous ne sommes pas au bout de nos émotions : tandis que APM et moi restons groupés autour du pneumatique en dérive, Yves part tout seul de son coté et a la bonne idée de traverser la passe sans nous prévenir.

Poisson porc-épic

Au bout d'un moment, tous les quatre nous commençons à avoir froid et d'un commun accord remontons dans le Zodiac puis cherchons à apercevoir le tuba de Yves.

Le clapot s'est levé, on a du mal à distinguer quoi que ce soit dans les vagues, le courant augmente. 

Vainement on scrute la passe, coté lagon, coté large, sur bâbord, sur tribord, on zigzague avec l'annexe d'un coté à l'autre. Rien.  40 minutes passent.
Murène et son poisson nettoyeur

Je me remets à l'eau et traverse 3 fois la passe à la nage à différents endroits, cette fois à la recherche de l'appareil de Yves qui aura certainement coulé si Yves a eu un malaise, mais dont le corps aura forcément dérivé loin dans le courant. Bonjour l'ambiance.

poissons anges flammes
Juvéniles de coris à queue jaune (labre) 2cm de long...

A 17 heures je sors de l'eau et suis décidée à appeler les secours à 18 heures au plus tard. En attendant nous n'avons plus qu'à regagner Téthys éloigné de 200 m environ.

le coris à queue jaune une fois adulte
C'est alors qu'on voit arriver l'annexe d'un des voiliers ancrés à coté de Téthys avec à bord 2 énergumènes qui s'agitent franchement...
Tétrodon

Et oui, c'est bien Yves, tout content, qui a regagné Téthys à la nage, puis tout de même comprenant qu'on le cherchait vainement dans la passe a trouvé un taxi pour venir nous prévenir....
Chirurgien à queue blanche

 

Cela ne nous empêche pas d'organiser une plongée bouteille pour le lendemain. Yves, Monique et Pierre doivent aller sous l'eau pendant que je me charge de l'assistance en surface. 

banc de zancles avec Monique
Malheureusement le détendeur de Pierre fuse, c'est à dire que l'air sort violemment en continue tant et si bien qu'il est inutilisable. 
Baliste bleu
ça arrive souvent avec du matériel qui n'a pas servi depuis longtemps. Qu'à cela ne tienne, au retour Yves commence à le démonter pour changer un joint torique tandis qu'il fait tourner le compresseur pour gonfler les bouteilles. 
Baliste Picasso
C'est à ce moment que la bouteille (neuve) de Monique se met à fuir elle aussi. Aussitôt Yves arrête le gonflage, enlève le tuyaux haute pression et zouf ! un joint de la bouteille part à l'eau ...

L'histoire se répète, Yves plonge pour chercher le dit joint sous le bateau,  le retrouve bien entendu et après une longue séance de remontage avec moult  jurons contre les Chinois qui ont fabriqué la robinetterie de la bouteille, on procède à un nouvel essai de gonflage et ça marche !



Baliste à tête jaune, peut broyer le corail avec ses grandes dents

Pendant 3 jours nous profitons de cette belle passe où la plongée réserve toujours des rencontres intéressantes.

Poissons-laits
Malheureusement une houle assez forte s'installe, à la grande joie des surfeurs venus en voilier profiter de la situation, rendant la plongée assez désagréable.  Nous partons donc vers Makatea plus au sud à une demie journée de navigation de Tikehau. On se rejoint là bas, à bientôt...


La fine équipe


 







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