Accéder au contenu principal

Moustiques, cafards et pukekos




Depuis notre arrivée, nous apprivoisons 3 Pukekos ou talèves sultanes, genre de poules d'eau qui habitent dans le secteur.
Nous leur avons installé une cuvette d'eau derrière Téthys, le long de la rivière, elles viennent y boire et s'y baigner plusieurs fois par jour.

Ces volatiles sont vraiment très beaux avec une tête rouge et un plastron presque bleu électrique. Sinon elles sont toute noires avec un dessous de queue blanc immaculé. 
Au début on se disait qu'on pourrait en attraper une et la mettre au four, ça nous aurait fait une dinde de Noël. 
D'accord c'est un animal protégé, mais on a le droit de défourailler dessus pendant la saison de la chasse.  Allez comprendre, les Kiwis ont une drôle de façon de protéger la nature.
Ici par exemple, nous n'avons pas le droit de vider notre eau de vaisselle par terre, ni de faire pipi dans les herbes folles.
En revanche il y a un jardinier qui passe plusieurs fois par semaine et pulvérise du Glyphosate partout dans le chantier
, y compris sur les berges de la rivière. 


 Alors on se dit que nos pukekos doivent être un peu empoisonnées à force d'ingurgiter des graines pleines de glyphosate, mieux vaut leur laisser terminer leur (courtes ? ) vie tranquille....
le glyphosate commence à faire de l'effet


Résultat au bout d'une semaine
Alors qu'on accepterait qu'elles montent à bord, il y a d'autres animaux qui n'attendent pas d'être invités pour nous coloniser.
Presque chaque matin on trouve un cafard dans le cockpit. J'ai bien inspecté tous mes coffres à l'intérieur, je n'en ai pas vu mais je ne suis pas tranquille malgré les pièges que j'ai installés.
Quant aux moustiques, dès que le vent se calment ils sont là. Nous n'installons plus de "tortillons" qui puent pour les éloigner, car je pense qu'on s'intoxique franchement avec ces saloperies, mais utilisons des diffuseurs 12 volts, ça nous permet de dormir tranquilles. Nous avons bien des moustiquaires, mais c'est trop la barbe à installer,

 il y a suffisamment de bazar comme cela dans le bateau, même que le capharnaüm s'accélère, chaque jour je crois qu'on est au paroxysme du désordre, mais le lendemain s'avère pire que la veille.




Après les éternels ponçages et peintures de la coque, j'ai entrepris de repeindre la cloison du cockpit à l'intérieur du carré. Cela sous entend de tout déménager et faire de la poussière partout...

Je retends le trampoline sous l'oeil de Chris
 Je me suis décidée à retendre le trampoline, beaucoup plus simple à faire au sec que sur l'eau
On va poser de nouveaux capteurs sur le roof (les anciens rouillaient ce qui maculait le pont de traces rouges);


On a récupéré les rails de fargues et une porte toute neuve !
nouvelle porte
Et nous ne sommes pas fâchés de l'avoir installée car l'été est là et on se caille comme jamais ! C'est à cause du vent glacé antarctique qui souffle fort du sud, si fort qu'en vélo on a du mal à avancer contre.

(surtout avec un bouteille de gaz sur le porte bagage).
Et très grande nouvelle, le coppercoat est passé,
Avant (pour mémoire)

Après

nous avons fait cela ce matin. 






Maintenant on observe le ciel chargé de nuages avec angoisse. Il ne faut pas qu'il pleuve pendant 48 heures, on vérifie la météo toutes les heures. Il se pourrait qu'on soit tranquille 24 heures, mais davantage ça parait difficile.
Nous avons été invités par Chris pour le réveillon de Noël. On doit tenir tout juste à trois dans son petit trimaran http://www.multicoquesconsulting.com/multicoques/newick-val-31-wing-version-2/#caracteristiques_tab. C'est lui qui nous apporte régulièrement du vin et du fromage. Et pour le repas, devinez quoi, il a prévu du vin et du fromage ! Yeah.

Malgré l'adversité on vous souhaite un très joyeux Noël en famille, on pense beaucoup à vous tous et on vous embrasse.
En cadeau : un bel arbre rouge



et un matin calme, avant que le vent ne se lève


et une poule de Noël

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

FIN DE PARTIE : CHANTIER MMS DE HIVA OA. 1er-17 avril 2021

  Ce n'est pas une blague, le 1er avril nous sortons Téthys de l'eau. Curieusement il pleut. Cela n'a pas du arriver depuis des mois, pas de chance pour nous, le chantier Maintenance Marquises Services est tout boueux, en un rien de temps le pont devient tout crasseux. De toute façon, même quand il ne pleut pas le chantier est sale, définitivement un des plus sale qu'on ait connu et on commence à avoir de l'expérience... On retrouve Karacool rencontré en décembre à Fakarava; il devait être remis à l'eau mi-mars.. . Les bureaux et magasin du chantier MMS c'est aussi le seul chantier où la manutention est si mal faite qu'on se retrouve avec 2 trous dans la nacelle suite au transport du bateau, grrrrrr Notre place est au fond juste à coté du hangar à outils Un soleil radieux fait rapidement place à la pluie et ne nous quitte plus    pendant 15 jours. Comme le chantier se trouve abrité de tous les vents, on peut carrément dire qu'on cuit sur place. Dan...

RETOUR VERS LE FUTUR

Tethys à RiverSide Drive marina, Whangarei Exactement 1 mois jour pour jour après notre arrivée à l'île de Mercury, le samedi 25 avril,   nous larguons les amarres et faisons route vers Whangarei. 78 milles nous séparent de l'embouchure de la rivière Hatea ; nous les parcourons en 10 heures, avec un vent portant soutenu et sous un magnifique soleil. On vient donc mouiller en soirée dans la baie de Calliope, à l'entrée de la rivière Hatea qui mène à Whangarei. Fini la tranquillité : une bonne dizaine de voiliers se partagent la partie la mieux abritée de la baie. On retrouve un trimaran hollandais croisé à maintes reprises et que nous avions rencontré pour la première fois au chantier Norsand en décembre dernier et bien d'autres encore. On s'installe quand même pour la nuit. Le lendemain matin les Hollandais nous haranguent depuis leur trimaran : "cette nuit vous avez failli nous aborder, votre bateau est mouillé trop près du nôtre. On a vous ...

Quand la scoumoune s'en mêle........ 04 - 15 novembre 2020

  Balancés par le fort clapot, sous la pluie battante et le vent en rafales nous fêtons nos 48 ans de mariage.   Pour l'occasion nous ouvrons une bouteille de rhum blanc agricole martiniquais acheté en Nouvelle Calédonie et faisons des libations en l'honneur de notre Douce France Tropico-coloniale. L'idéal serait de terminer la bouteille à la Réunion, mais je pense qu'on va s'abstenir d'aller là-bas. D'ailleurs on va peut être la finir la maintenant tout de suite, pour oublier... non pas nos longues années de vie commune, au contraire, mais cette étrange léthargie qui paralyse les navigateurs et nous rend tous totalement désabusés.         Sur le platier, les requins nagent dans si peu d'eau que leur nageoire dorsale dépasse A la question rituelle, posée à chaque nouveau voilier qui jette l'ancre à proximité de Téthys "alors, vous allez où ensuite ?" on obtient la même réponse de l'équipage dépité. "On ne sait pa...