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Rainbow Warrior


Waiiti Bay, île de Cavalli, 14 heures


Waiiti Bay, île de Cavalli, 18 heures




On est dessus, (34° 58.485' sud-173°56.107 est)

Yves en dessous.

Une vraie journée de printemps permet à Yves de réaliser un de ses projets : visiter l'épave du Rainbow Warrior.


J'ai caché notre pavillon français (on ne sait jamais, inutile de narguer nos amis Kiwis), mais j'ai hissé au bout du balais brosse un pavillon de plongée.

Pas de vent, pas de houle, soleil et eau claire, toutes les conditions sont vraiment réunies pour une plongée facile.

un petit coté breton quand même...

Y'aurait-il eu une explosion ?







Il fait si calme que j'entends les bulles de Yves éclater à la surface, ça simplifie l'assistance; par le hublot de ma cabine je peux même observer sa progression. J'attends les photos avec impatience.

Le Rainbow Warrior est juste là en dessous à gauche

La roche Facebook

Après avoir été saboté par qui on sait à Auckland en juillet 1985, le Rainbow Warrior a été remorqué et coulé juste au nord de l'île de Cavalli en décembre 1987.

Pourquoi avoir choisi de le remorquer sur plus de 130 milles, je ne sais pas, l'idée bien sûr étant d'en faire un sanctuaire pour la faune marine et une attraction touristique pour plongeurs.



Après la plongée nous allons nous abriter dans la baie de Waiiti plus au sud de Cavalli et débarquons pour une balade de 3 heures avec l'espoir secret de rencontrer des kiwis (oiseaux)

On aime beaucoup Waiiti Bay

On n'en rencontre aucun, mais la traversée de l'île de part en part vaut la peine. Jusqu'au soir la lumière hivernale enchante le paysage, on se régale vraiment à faire des photos. 

Motukawanui = Cavalli

notre balade = le sentier rouge


Manoukas en fleur



Sous bois de manoukas

Le soleil couchant illumine les manukas




On rentre de nuit, 2 autres voiliers nous ont rejoint. Une femme nous hèle depuis l'un deux.


 C'est un magnifique voilier allemand en alu, Greyhound. Voilà au moins 10 fois qu'on le croise ! C'est vraiment drôle tous ces voiliers étrangers qui errent dans les parages, en attente comme nous de l'ouverture des frontières des îles du Pacifique... on fait une espèce de communauté de gens du voyage qui se saluent de loin ou s'invitent de temps en temps. Je remarque que tous ceux qui ont un chauffage à bord se sont fait une raison et ont prévu de passer l'hiver ici....

La dame qui nous a appelé veut savoir si nous avons vu des kiwis. Elle a très envie d'aller à terre, mais les deux messieurs qui l'accompagnent n'ont pas l'air franchement intéressés et comme j'avoue que ce n'est pas le cas, je les vois sourire béatement, se renfoncer dans les coussins du cockpit et s’agripper à leur canette de bière ... La pauvre femme peut toujours courir...

On rencontre régulièrement un magnifique Outremer 51, Pu-uhonua. 

Visiblement il vient d'être acheté récemment par des Néo-Z. N'hésitez pas à faire un tour sur ce lien pour le visiter :

https://www.google.com/search?q=pu+uhonua+catamaran&oq=pu+uhonua+catamaran&aqs=chrome..69i57j0.15679j0j7&sourceid=chrome&ie=UTF-8

Voilier totalement sur-équipé dont on ne voudrait pas, mais qui fait rêver quand même.

Nous avons pris notre courage à 2 mains l'autre jour pour aller caréner la coque... Elle n'est pas très sale, juste recouverte d'un duvet d'algues brunes très facile à enlever, mais nous préférons la maintenir impeccable en la nettoyant une fois par mois environ.

 Nous restons 2 heures dans l'eau à 16°. Avec mes 4 couches de néoprène je tiens plutôt bien le coup, mis à part les mains et les pieds qui perdent toute sensibilité, on dirait du bois. Une fois retirées mes palmes (avec beaucoup de difficultés) j'ai l'impression de marcher sur des moignons jusqu'à ce que je me réchauffe avec un peu d'eau chaude.

On s'occupe toujours avec lecture, internet, chasse à l'humidité et aux moisissures, bricolages divers.

Démontage remontage éolienne
On déjeune souvent dehors car il fait bon au soleil

Aujourd'hui c'est démontage/ajustage/graissage du rouleau d'écubier... passionnant, mais mine de rien Yves y passe plusieurs heures...

Sinon on est de plus en plus pessimistes en ce qui concerne la Polynésie. Une espèce de folie s'est emparée des autorités et aucun voilier n'est pour l'instant autorisé à y rester. On peut faire escale dans 3 îles au choix "un certain temps" et uniquement pour des raisons techniques et de ravitaillement puis repartir ensuite... Comme il n'y a nulle part où aller, autant dire qu'ils nous interdisent l'entrée dans le territoire...

Vous pouvez voir sur ce lien que tous les états du Pacifique sont fermés aux étrangers

https://www.noonsite.com/report/pacific-ocean-lockdown-what-are-the-options/

Et je viens de faire un tour sur les côtes américaines, de l'Alaska à l'Argentine, tout est bouclé...

Voilà où nous en sommes pour l'instant... nos espoirs de vous voir cet été s'amenuisent. Même si nous laissons le bateau ici, il n'y a pas de vol pour rejoindre l'Europe. En plus, si on part, on a peur de ne pas être autorisés à revenir pour peu qu'un cas se déclare en France.

Hier soir Yves voulait qu'on passe le Cap Horn , juste comme ça pour rallier les Antilles, sans escale, ça va faire long !

La suite au prochain numéro, bon été !


Toujours waiiti Bay à Cavalli, on s'y plait



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